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Nos propositions

Quel est votre objectif ?

Nous avons deux grandes ambitions pour l’équitation : Un million de licenciés et Paris 2024 en or.

Il faut pour cela toujours conquérir davantage de public, transformer un maximum de piétons en cavaliers et assurer la croissance des clubs.

De plus, les Jeux olympiques et paralympiques à domicile doivent laisser un souvenir marquant dans l’histoire de l’équitation française.

Serge Lecomte, quel est votre principal engagement ?

« Je ne lâcherai rien sur la TVA et je me bats pour que les établissements équestres soient inscrits comme des acteurs majeurs des territoires dans le plan de relance national post COVID. »

Quelles nouveautés pour les clubs ?

Une communication XXL, à savoir lancer une campagne de publicité de printemps et toucher de nouveaux publics via une série de fiction équestre pour les plateformes de type Netflix.

Quelles nouveautés pour les établissements équestres ?

Dirigeants managers : créer un diplôme fédéral de dirigeant pour faciliter l’accès à la formation marketing et management et ritualiser un Congrès d’accueil des futurs dirigeants.

Quelles nouveautés pour la formation ?

Le Campus des formateurs : créer le Guide du formateur, le Guide du candidat et des outils supports de formation pour optimiser la qualité de la formation initiale.

Quelles nouveautés pour la compétition poney & club ?

Le Critérium de France. En complément de l’Open de France, développer un projet sélectif avec finales départementales et régionales, championnats des départements et labellisation des concours qualificatifs.

Quelles nouveautés pour la compétition Amateur et Pro ?

Les Estivales de Fontainebleau : un grand rendez-vous Amateur et Pro dans toutes les disciplines par sessions successives pendant tout le mois de juillet.

Quelles nouveautés pour la vie associative ?

Les Assises des territoires. En concertation avec les organes déconcentrés, modifier les statuts et définir les missions et moyens de chacun des acteurs de l’équitation.

Quelles nouveautés pour le sponsoring & mécénat ?

Le Fonds Équiaction : déployer un fonds de dotation pour favoriser le sponsoring des équipes de France, accompagner les propriétaires de chevaux olympiques et le mécénat vers des actions solidaires.

Quelles nouveautés pour le tourisme équestre ?

Créer un label École française d’équitation de pleine nature et créer une marque Tourisme équestre en France.

Voir aussi toutes les questions Tourisme équestre à la rubrique Tourisme équestre ci-dessous.

Quelles nouveautés pour les poney-clubs ?

Cultiver l’esprit poney. Créer des événements poney. Valoriser auprès des familles l’investissement éducatif des poney-clubs pour les enfants. Réinventer de nouveaux outils pédagogiques pour les enfants.

Quelles nouveautés pour votre équipe ?

C’est une équipe de talents réunie par Serge Lecomte pour mieux vivre l’équitation.

Elle est composée de dirigeants, de sportifs, d’éducateurs et de techniciens spécifiques qui ont fait leur preuves en réussissant leur projet personnel.

Ce sont 18 femmes et 12 hommes compétents et déterminés. 10 ont moins de 40 ans et la moyenne d’âge est de 49 ans. Beaucoup ont déjà fait la preuve de leur engagement militant.

Comme Serge Lecomte, ils sont tous bénévoles et leur unique ambition est que l’équitation réussisse.

Pourquoi titrer La force d’une équipe ?

Parce que la réunion d’une équipe très jeune, très renouvelée, très ouverte, très talentueuse et très féminine fait la force de ce collectif.

Ils sont tous bénévoles, tous compétents, tous engagés pour mettre le poney, le cheval, le tourisme équestre, les sports équestres et toutes les équitations au cœur de la société.

Pourquoi mettre en avant bienveillance, éthique et bien-être animal ?

Parce que nous sommes pour une fédération bienveillante : les différences sont des richesses qui bénéficient à toute la famille équestre.

Parce que nous sommes pour une fédération éthique : La lutte contre toutes les formes de violence repose sur la prévention et la formation au respect de chacun.

Parce que nous sommes pour le bien-être des poneys et des chevaux par la promotion des bonnes pratiques.

Pourquoi insister sur le modèle fédéral ?

Parce que nous avons la conviction que la fédération donne satisfaction au plus grand nombre. En moyenne 80% des clubs approuvent son bilan annuel.

Mais elle ne fonctionne pas toute seule. Il faut une vigilance de tous les instants pour la maintenir en ordre de marche.

Quelles sont vos principales convictions pour les clubs ?

Nous sommes POUR : 

Les clubs aux rênes de l’équitation : Le vote direct des clubs est la garantie que la Fédération est dirigée par ceux dont c’est la vie quotidienne. C’est leur avenir, ils savent ce qu’il faut faire.

L’unité fédérale : Veiller à ne jamais opposer les uns aux autres, les loisirs à la compétition, les associations aux établissements professionnels…

Mais aider chacun à avancer en étant meilleur.

Quelles sont vos principales convictions pour le sport ?

Le Generali Open de France : Toujours améliorer ce grand rendez-vous qui donne un objectif aux cavaliers et fait progresser l’équitation.

Le sport santé : Favoriser le « bien-être » et le « bien vivre » par une pratique régulière des activités physiques.

L’équipe technique fédérale : Avec l’équipe technique fédérale qui gère plus de 10 disciplines olympiques et paralympiques, nous sommes parvenus à créer un système efficace basé sur le respect et la confiance partagés entre tous les acteurs de la performance.

Cet équilibre délicat doit être sauvegardé pour préparer sereinement 2024.

Quelles sont vos principales convictions pour la fédération ?

La qualité pour tous : Faire progresser le niveau de tous et permettre aux meilleurs d’atteindre les sommets.

C’est vrai pour les clubs, pour la formation des enseignants et des cavaliers et pour les organisations de concours.

Une gestion sérieuse : Attendre d’avoir perçu les recettes pour engager de nouvelles dépenses.

Réduire les coûts de fonctionnement pour donner de l’espace aux actions.

Clubs & économie

Comment la FFE soutient-elle les établissements équestres ?

Outre la représentation à tous les échelons administratifs et territoriaux, la FFE gère le sport, les règles techniques et des services destinés à faire progresser dans la qualité en offrant des activités sportives et d’animation à ses clubs adhérents et à leurs cavaliers.
Les propositions d’activités, de disciplines, d’événements, de projets pédagogiques, de procédures organisationnelles permettent de faire évoluer les pratiques dans le bon sens.
Les circuits de compétition font progresser tous les niveaux, de l’Open de France où l’on constate des progrès permanents de la cavalerie et des encadrants jusqu’au Grand National qui a fait progresser le haut niveau sportif à un niveau jamais atteint.
Le rôle de la fédération est de s’impliquer dans la promotion d’innovations multiples, notamment dans le domaine pédagogique et sportif qui est au cœur de la qualité de l’offre équestre.
Ne s’en saisissent que ceux qui le ressentent comme utile et nécessaire.

Pourquoi le label « École Française d’Équitation » est-il donné si facilement ?

Pour l’obtenir, il faut satisfaire au cahier des charges qui a été défini par des dirigeants de clubs.
L’obtention du label signifie que le club détenteur satisfait au cahier des charges.
Ce sont des minimums requis pour recevoir le public dans des conditions réglementaires.
Les labels ont aussi pour rôle d’aider les clubs à identifier les points à améliorer.
Ce ne sont pas des étoiles classant les meilleurs établissements les uns par rapport aux autres.
Certains clubs remplissent les critères au minimum nécessaire, d’autres vont bien au-delà, d’où de vraies différences pour un même label.
Il faut élever le niveau d’exigences progressivement pour que chacun puisse se donner des objectifs de progrès.

Quelles sont les actions dans le domaine de l’éthique ?

Depuis longtemps, des chartes de bonne conduite sont établies et largement diffusées : Charte du cavalier, Charte du cavalier de pleine nature, Charte des équipes de France…
La brochure Un couple sain pour un sport sain date de 2005 et l’éthologie est intégrée au cursus de formation des cavaliers. La promotion de la bienveillance dans la pratique quotidienne du moniteur était un thème majeur de Congrès fédéral 2018. L’affiche Moniteur bienveillant figure dans le Guide du Dirigeant.
La campagne N’en parle pas qu’à ton cheval est destinée à lutter contre les violences sexuelles.
La prévention et la sensibilisation aux signaux qui doivent alerter est à poursuivre et à amplifier.

Où en sont les relations avec le Ministère de l’Éducation Nationale ?

La Fédération a signé une convention cadre avec le ministère de l’éducation nationale qui permet de renforcer la pratique équestre des scolaires au sein des poney-clubs avec des démarches administratives grandement facilitées, principalement dans le cadre du dispositif Poney école initié par la FFE ? Ce qui a permis de maintenir les activités équestres parmi les sports pouvant être proposés dans le cadre scolaire et sur le temps scolaire au moment où l’équitation était sur le point d’être exclue.
Cette convention permet également la mise en place de sections sportives équitation, valorisées à travers les labels fédéraux « sport études » et « sport études excellence ».
Cette convention a été renouvelée en septembre 2020.
Il revient ensuite à chaque région et département de prendre les contacts nécessaires pour motiver le monde de l’enseignement et activer localement cette convention.

Qu’en est-il de la TVA pour les établissements équestres ?

Les centres équestres, associatifs ou privés, ont des exigences économiques pour assurer leur fonctionnement, il est nécessaire d’aborder tous les sujets d’ordre social, économique et fiscal.
Nous pesons sans cesse sur notre environnement législatif et règlementaire pour l’avenir du cheval et de l’équitation.
C’est indispensable à la survie de l’équitation et de ceux qui la font vivre dans notre pays.
Le dossier de la TVA est suivi sans relâche par la Fédération.
C’est notamment ce qui a permis d’obtenir des mesures provisoires favorables à l’issue de la condamnation de la France par la Cour de justice de l’union européenne.
Mais le travail n’est pas terminé, la prochaine étape sera la réforme tant attendue de la directive TVA prévue maintenant fin 2021 ou début 2022.

L’assurance « cavalier » de la fédération est-elle obligatoire ?

Être assuré en responsabilité civile est obligatoire, mais les licenciés peuvent refuser d’utiliser l’assurance liée à la licence, en justifiant d’une autre assurance.
C’est d’ailleurs la loi qui prévoit que les fédérations doivent proposer une assurance pour les pratiquants. Cela est rappelé sur chaque licence.
La fédération bénéficie de tarifs d’assurance très bas grâce à la mutualisation des risques via la licence.
C’est un choix qui peut être remplacé par un autre dispositif avec une charge supplémentaire pour le club qui doit vérifier l’assurance et ses garanties pour chaque cavalier.
Cela représente également un risque pour les clubs de se trouver confrontés à leur mise en cause par les assurances tierces.

Pouvez-vous résumer votre position sur la concurrence ?

La liberté d’entreprendre est un droit constitutionnel français.
La FFE n’a pas de pouvoir de police pour effectuer des fermetures d’établissements ou de prononcer des interdictions d’exercer.
C’est aux personnes s’estimant victimes de concurrence déloyale de saisir les services de l’État.
Une fédération ne peut pas refuser d’accueillir un groupement équestre qui remplit les conditions d’adhésion.
La France est l’un des seuls pays de l’Union européenne à exiger un diplôme pour encadrer l’équitation.
La qualité de nos prestations et notre enthousiasme à développer nos activités sont les seules vraies réponses à la concurrence.

Qui peut intervenir en cas de concurrence déloyale ?

Seul l’État et les services chargés de la répression des fraudes peuvent contrôler le respect de la réglementation en vigueur.
Il appartient à ceux qui sont directement victimes de concurrence déloyale de saisir le Préfet du Département.
Seul le préfet peut faire fermer un établissement ouvert au public dès lors qu’il a connaissance de faits contrevenant à la réglementation

Et qui peut agir contre ceux qui enseignent sans diplôme ?

Là aussi, seul l’État peut contrôler et plus particulièrement la Direction Départementale de la Jeunesse et des Sports.
Cela peut être fait à la suite d’une réclamation d’un consommateur mécontent, d’une plainte d’un club voisin, ou d’un signalement d’un agent de l’Etat qui a obligation de signaler les pratiques non conformes à la loi.

Le diplôme d’état protège-il les activités équestres ?

Oui, en partie, car c’est parfois un frein pour certains.
La France est l’un des derniers pays de l’Union européenne qui impose un diplôme pour encadrer l’équitation contre rémunération.
Cependant chacun peut encadrer bénévolement, bien sûr avec les responsabilités qui vont avec…
Les seules raisons d’être qui obligent le diplôme sont la sécurité des usagers et maintenant le bien-être du cheval.
La tendance actuelle, suite à de nombreux contentieux perdus sur ce sujet et dans le cadre de l’harmonisation du droit de l’UE est à la suppression définitive de l’obligation de diplôme.
A la Fédération, j’use de tous les moyens pour maintenir en France l’obligation de diplôme pour encadrer l’équitation.
L’unique argument opposable à leur suppression est la sécurité des publics et la connaissance nécessaire au bien-être des équidés.

Pourquoi la FFE accepte-t-elle des clubs sans encadrement diplômé ?

L’obligation de diplôme pour encadrer les activités équestres n’est pas liée à l’adhésion à la Fédération.
Les groupements de cavaliers, les organisateurs de compétitions sont autant d’organisation qui n’ont pas à justifier d’un diplôme.
De même, l’installation et la direction d’un poney-club ou d’un centre équestre n’est pas soumise à l’obligation de diplôme.
Seul l’enseignement contre rémunération exige le diplôme.

Quid des agriculteurs qui font de la pension de chevaux ?

Les agriculteurs ont toute latitude pour prendre en pension toutes les espèces animales domestiques, y compris les chevaux.
Dès lors qu’ils satisfont aux obligations liées à la détention d’équidés, ils peuvent proposer des pensions.
Rien ne les empêche de créer des espaces d’exercice pour le bien-être de leurs animaux.

Pourquoi les moniteurs indépendants peuvent-ils enseigner où ils veulent ?

Dès lors qu’ils ont leur diplôme, leur carte professionnelle et qu’ils sont en règle avec l’administration fiscale, ils sont complétement libres de leurs activités.

Formation

De qui relèvent les diplômes d’encadrement de l’équitation ?

Il y a ceux de la Fédération : le diplôme d’animateur d’équitation et celui d’accompagnateur de tourisme équestre.
Il y a ceux qui relèvent de l’État : BP JEPS, DE JEPS, DES JEPS.
Les diplômes d’Etat répondent à des règles communes à l’ensemble des formations d’encadrement sportif. Ils sont justifiés par la sécurité des publics.
L’État raisonne en termes de passerelles, un diplôme de discipline sportive doit donner accès à tous les diplômes d’État.
N’oublions pas que le BP JEPS est un diplôme équivalant au baccalauréat, pas moins, pas plus, et il donne accès aux différents cursus universitaires.

Qui gère le BP JEPS ?

Les diplômes d’État sont gérés par les services de l’État.
La Fédération agit dans un cadre défini par le Ministère des Sports.
Les 2 objectifs du Ministère, et également de la Fédération sont la sécurité des publics et le développement de l’emploi. Le rôle de la Fédération est aussi de former de véritable femmes ou hommes de cheval, de communiquer le sens des responsabilités, le goût de l’effort et du travail bien fait.
Sur ce point, je ne peux que rappeler le rôle des formateurs et celui des employeurs qui, pour bien former, doivent savoir être des modèles de la profession.
Les 800 heures maximum dans lesquelles doit rentrer le programme de formation d’un moniteur sont destinées à acquérir les comportements de base pour débuter dans l’emploi.
Un diplôme n’apprend pas à travailler, c’est ensuite à l’entreprise et à chacun à poursuivre l’acquisition des aptitudes utiles au métier pour devenir un bon professionnel.
C’est aussi l’objectif de l’apprentissage qui cumule emploi et formation.
L’obtention d’un diplôme justifie l’acquis d’un volume de connaissances.
Ensuite, la compétence s’acquiert au fil de notre vie professionnelle et en fonction de la recherche de chacun à s’améliorer. C’est ainsi dans tous les métiers.

Qui intervient dans le contrôle des centres de formation ?

La formation professionnelle est sous la surveillance de l’inspection du travail et encadrée par le Code du travail.
Les formations se répartissent entre l’apprentissage et les formations payantes.
Il y a aussi des lycées agricoles et des maisons familiales qui peuvent préparer tous les diplômes professionnels liés au monde agricoles.
La FFE n’a aucun pouvoir pour interférer sur ces acteurs mais elle déploie toutes les actions utiles pour faciliter leur rôle de formateurs.
C’est avec ses offres d’animations et de sport que la Fédération peut intervenir le plus efficacement sur la qualité à la fois de l’encadrement mais aussi des équidés et des installations.

Quel est le rôle de la FFE en matière de formation ?

Jusqu’à présent, elle intervient sur 3 axes pour que la réglementation de l’État commune à tous les sports évolue :
1/ de façon compatible avec les financements de formation,
2/ avec les exigences de sécurité nécessaires aux pratiques équestres,
3/ et avec les contraintes spécifiques de l’équitation.
Suite aux réformes de l’apprentissage par l’État, la FFE a mis en place un CFA pour agir directement sur les formations et promouvoir les centres de formation qui sauront répondre à un cahier des charges établi par des employeurs dirigeants de clubs pour mieux répondre à leur recherche de compétences.
Actuellement en expérimentation, ce CFA sera complétement opérationnel à la rentrée de 2021.

Comment sont financées les formations ?

Les entreprises dans leur ensemble financent à + de 40 milliards d’Euros chaque année la formation professionnelle.
Les employeurs et les salariés ont accès à ces fonds.
La Fédération n’a pas mission à se substituer aux financements de la formation professionnelle.
Certains CRE ont bien compris ce mécanisme et savent en faire profiter les personnels de l’équitation.
Par ailleurs, nous sommes le dernier pays en Europe à imposer une obligation de diplôme pour l’encadrement des activités sportives.
Cette exigence est très fragile devant une plainte qui serait faite auprès de la Cour Européenne de Justice.
C’est pourquoi les contenus de formation doivent être adaptés aux exigences qui permettent de conserver des diplômes obligatoires, en particulier la sécurité des usagers.
Nous renforçons cette exigence de sécurité par le fait que nous devons aussi avoir les compétences nécessaires au bien-être des équidés.

Que penser des moniteurs d’aujourd’hui ?

Les moniteurs d’aujourd’hui ont de vraies qualités de pédagogue, mais on voudrait qu’ils soient aussi expérimentés quand ils sortent de formation qu’on peut l’être après des années d’expérience.
Les salariés sont souvent à l’image de l’entreprise et de son niveau d’exigence.
Les diplômes d’animateur et de moniteur ne sont pas destinés à faire des enseignants supérieurs, mais à mettre le pied à l’étrier à ceux qui veulent faire ce métier.
Ensuite c’est à chacun de nourrir son ambition.
La qualité d’un enseignant se juge facilement, par sa fidélité à son poste et par la fidélité de ses élèves.
Nous avons aujourd’hui un plus grand nombre de sportifs d’un très bon niveau que nous n’avons jamais eu au niveau national et international.
Cela démontre la qualité de notre système de formation envié par de nombreux pays qui nous citent en modèle, y compris l’Allemagne souvent donnée en exemple.

Quel fait la fédération pour améliorer l’enseignement de l’équitation ?

La Fédération n’a jamais autant proposé, ensuite, c’est aux acteurs concernés de s’en saisir.
Cela commence par le plan de formation fédéral pour structurer son enseignement et la progression des cavaliers.
Ensuite le passage des Galops et des Savoirs éthologiques pour fixer des objectifs à chaque cavalier et mieux lui faire comprendre les étapes de progression.
Puis, les circuits sportifs, du plus modeste au plus haut niveau, sont autant d’incitations à évaluer et améliorer son enseignement.
La Fédération diffuse régulièrement des conseils, des exemples, des témoignages d’enseignants qui sont autant de bonnes idées à suivre.
Il y a des formations continues sous forme de Brevets Fédéraux d’Encadrement et d’Entraîneur assurées par un réseau d’experts fédéraux.
La fédération organise de nombreux séminaires qui abordent tous les sujets relatifs à la pédagogie et à l’encadrement des cavaliers.
De nombreux ouvrages sont disponibles, des outils numériques sont également à disposition sur le site fédéral.
Se former et former son personnel doit concerner tous ceux qui dirigent une entreprise équestre.
L’objectif est d’aller vers plus de qualité à tous les niveaux.

Pourquoi n’oblige-t-on pas les moniteurs à se former ?

Seule l’entreprise peut obliger ses salariés à se former.
C’est à l’entreprise de faire un bilan annuel pour chaque emploi et d’en tirer les axes de progrès à acquérir.
Aucun organisme extérieur ne peut s’immiscer dans le fonctionnement interne d’une entreprise que sont les établissements équestres.

Les Galops validés par les moniteurs n’aident pas le bon enseignement ?

Les Galops sont des tests de progression pour les cavaliers et pour donner aux enseignants un axe à leur pédagogie.
Les enseignants peuvent les utiliser pour conduire leur programme d’enseignement et les délivrer pour situer le niveau de leurs cavaliers.
D’une façon générale, le public cavalier est demandeur de ces étapes de niveaux qui ne sont pas assez utilisés surtout à partir du Galop 4.
Il existe les Degrés qui ont été mis en place pour répondre à cette demande de diplôme valider par des avis extérieurs.
Force est de constater que ceux qui réclament une expertise extérieure pour les examens n’y ont pas recours.
Le rôle fédéral est de satisfaire le plus large public possible, c’est pourquoi les propositions sont multiples pour que chacun puisse y faire son choix.

Comment valoriser les passages de diplômes de cavaliers ?

Cette demande est ancienne, et c’est pourquoi les Degrés ont été mis en place.
Force est de constater que malgré une demande récurrente de les valoriser, peu de ceux qui réclament une expertise extérieure pour les examens y ont recours.

Communication

Quelles sont les actions de communication de la Fédération ?

La communication FFE est très variée et peut être résumée en quatre grandes directions :

  • Vers les populations FFE : adhérents, licenciés, officiels de compétition, enseignants.
  • Vers le Grand-public avec des campagnes TV, digitales, radio et presse papier.
  • Communication sportive sur les circuits et les performances des équipes de France.
  • Communication institutionnelle auprès des pouvoirs publics et de l’ensemble des élus de la Nation et de l’Europe

D’une façon générale, elle a pour but de crédibiliser les activités équestres et ses acteurs de toute nature parmi l’ensemble de la population française.

Quel est le rôle des Comités départementaux et régionaux dans la communication ?

Interlocuteurs de proximité des médias, les CRE et les CDE ont une mission de mobilisation des médiés autour des actions collectives de promotion des clubs, notamment à la rentrée et à l’occasion des événements comme Journée de l’attelage ou Fête du poney. Une dotation spécifique leur a été accordée en 2020 dans cet objectif.

Parc équestre fédéral

Combien de clubs viennent-ils au Parc équestre fédéral chaque année ?

2310 clubs différents ont engagé des cavaliers au Generali Open de France 2019.

195 clubs différents ont engagé des cavaliers au Grand Tournoi 2019.

Plus de 100 clubs viennent avec leurs cavaliers pour des semaines de stage.

La réponse est donc plus de 2500 clubs en 2019.

Qui a eu l’idée de créer le parc équestre aujourd’hui fédéral ?

Les administrateurs du Poney club de France en 1994 : Philippe Audigé, Jean Luc Auclair, Odile Laban, Olivier Klein, son directeur Pascal Marry, et moi-même en tant que président.
Nous avions besoin d’un lieu pérenne pour développer notre projet sportif.
L’itinérance des sites nous contraignait au bon vouloir des terrains d’accueil et des priorités de dates des uns et des autres avec des dépenses à fonds perdus.
Impossible d’avoir un objectif à long terme sans la maîtrise de ses outils.

Pourquoi ce Parc Équestre au centre de la France ?

Nous cherchions un lieu équidistant des extrémités de la France avec des transports supportables pour tous.
L’idée première de ce Parc était de faire un lieu d’accueil festif pour rassembler et transmettre des souvenirs inoubliables à tous nos jeunes cavaliers et un lieu de rendez-vous pour tous les clubs chaque année.
Son principe est simple : une même date et un même lieu chaque année.
Nous avons investi dans ce Parc ce que nous payions en loyers à Paris.
Les coûts de loyer que la Fédération devrait régler chaque année pour répondre à ses besoins de locaux ainsi que les espaces nécessaires à ses missions sportives représentent la moyenne d’investissement que nous y consacrons chaque année.
Ne pas avoir réalisé ce Parc n’aurait apporté aucune économie, aurait fait dépenser les mêmes budgets sans aucun héritage et aurait maintenu la Fédération dans la dépendance de ses besoins.

A quoi sert le Parc équestre aujourd’hui ?

C’est le siège de la fédération avec son administration.
C’est un lieu de formation pour tous les cadres sportifs de la fédération.
C’est un outil de communication vers le monde de l’événementiel qui vient à la rencontre de l’univers du cheval.
C’est aussi un centre d’entraînement pour les équipes de France de toutes les disciplines, et tout cela en coûtant moins cher avec plus d’efficacité que la dispersion d’autrefois.
Mais avant tout, le fond de l’idée est d’être la maison de famille des cavaliers qui s’y donnent rendez-vous par milliers chaque année et qui ont envie d’y revenir.
Le Parc est devenu un lieu incontournable au centre de la France.
Il est le seul équipement de cette importance à présenter un bon état de santé et de dynamisme.
Grace aux modes de gestion et d’investissement conduits par les administrateurs de la Fédération, il n’a pas pesé financièrement ni sur les licenciés, ni sur les clubs adhérents.

S’il n’y avait pas de Parc équestre, où serait logée la Fédération ?

Vraisemblablement en ville, Il faut actuellement plus de 3000 m2 d’espaces de bureaux, de réunion, de stockage et de services informatiques.
En bureaux parisiens, cela représenterait un loyer bien supérieur aux investissements consacrés à l’amélioration du Parc.
Et cela n’offre rien ni à nos clubs ni à leurs cavaliers, ni à la préparation des équipes de France.

Quel patrimoine avait la fédération avant que vous la présidiez ?

Rien.
J’ai même dû en 2000 héberger la Fédération gratuitement dans mes propres locaux à Paris car elle ne pouvait plus payer ses loyers.
Il n’y avait aucun apport du tourisme équestre et un passif social important pour les sports équestres.
Seul le poney Club de France avait un patrimoine qui a été apporté à la Fédération et qui est devenu le Parc équestre fédéral.
Cela représente aujourd’hui un patrimoine fédéral unique et utile à l’équitation.

Les clubs profitent-ils du Parc équestre ?

Plus de 2500 clubs participent aux manifestations du Parc équestre.
Les grands rendez-vous de l’Open de France offrent des objectifs sportifs pour toute l’année.
Cela agit favorablement sur l’amélioration des établissements de toutes la France.
Pendant les vacances scolaires, des clubs de toutes les régions de France y viennent en stage pour utiliser des installations exceptionnelles et retrouver d’autres cavaliers et moniteurs.
Mais aussi, ce qui profite à tous, même à ceux qui n’y viendront jamais, c’est l’image valorisante que renvoie le Parc à nos poney-clubs et centres équestres.

Quel avenir pour le Parc équestre fédéral ?

Un grand sport se doit de montrer concrètement ce qu’il est.
Il doit renvoyer une image populaire et ouverte sur la société.
Le Parc donne une image unique à l’équitation, à nos clubs et à ceux qui les font vivre.
Tous les visiteurs qui le fréquentent, autant pour l’équitation que pour d’autres événements repartent avec une vision positive de l’équitation.
Il est devenu un outil de communication national qui dépasse les effets d’annonce ponctuels.
Son image et sa découverte transforment positivement la visions de chaque visiteur sur le monde du cheval.

Tourisme équestre

Tourisme équestre ? C’est quoi ? C’est qui ?

Le tourisme équestre c’est l’image de la nature, de la liberté, de la complicité douce avec son cheval, c’est tout ce qui est recherché lorsque l’on décide d’aller à la rencontre du poney et du cheval.

On doit le comprendre en étant conscient que nous avons deux profils différents qui se réclament du « tourisme équestre », les cavaliers amateurs, souvent propriétaires de leur cheval et les professionnels de l’équitation de pleine nature et / ou de la randonnée.

Si leurs passions et motivations sont semblables, leurs demandes et attentes sont différentes et la fédération doit savoir s’adresser à chacun d’eux de façon personnalisée tout en assurant une parfaite convergence pour répondre à leurs aspirations premières de nature.

Comment l’esprit tourisme équestre peut-il se développer ?

Le tourisme équestre est entré dans la FFE dès 1987 par la nécessité d’être uni avec les autres composantes de l’équitation et d’assurer une représentativité réelle dans le paysage équestre national.

Comme chaque discipline équestre, le tourisme équestre a ses adeptes défenseurs de leur culture qui doit être encouragée avec une identité forte et l’autonomie nécessaire pour garder son dynamisme.

C’est le rôle du fléchage « tourisme » et de l’existence du CNTE et de ses composantes régionales et départementales.

Comment améliorer le quotidien du tourisme équestre sur le terrain ?

Autour des cadres fédéraux chargés de conduire les actions d’unité et de convergence nécessaires au bon fonctionnement du tourisme équestre, il faut donner un véritable sens d’animation aux organes déconcentrés au niveau régional et surtout au niveau départemental.

Il serait utile d’organiser dans chaque département un référent tourisme équestre en lien permanent avec les cadres nationaux dans l’objectif d’unir les forces locales en regroupant les cavaliers isolés, de leur apporter des formations terrain, de susciter les organisations de rallyes et randonnées collectives et d’être le conseiller technique de chaque Comité départemental de tourisme équestre.

Quel rôle ont les CDTE dans l’organisation du tourisme équestre ?

Les Comités départementaux de tourisme équestre sont des structures de proximité qui ont pour mission d’organiser des animations et de maintenir et développer les réseaux d’itinéraires équestres.

Ils sont les relais pour déployer le projet de développement du tourisme équestre conçu avec le CNTE au niveau national.

Ces relais départementaux ont bien démontré tout l’intérêt que leur portent les Conseils Départementaux, notamment pour participer au développement touristique, aux animations chargées des folklores locaux et aux attraits historiques de la ruralité.

Leur présence devra évoluer à l’échelon « Communautés de communes » qui constitue un maillon essentiel en matière d’itinérance et de tourisme local.

Quels moyens peut-on trouver pour conduire leurs actions ?

Si les demandes des professionnels peuvent facilement se faire entendre et s’organiser avec tous les autres établissements équestres, le CDTE doit être renforcé pour mieux rassembler les cavaliers et meneurs isolés.

Pour cela, ils devront pouvoir délivrer des licences et des cotisations aux associations éloignées de l’organisation fédérale. Ils devront organiser autour d’eux un collectif plus large constitué des cavaliers amateurs généralement propriétaires de leurs chevaux.

Il incombera alors de faire vivre ce collectif qui générera des moyens en fonction des services mis en pour aller plus facilement à la recherche de financements locaux.

La mutualisation de cavaliers au sein du CDTE doit favoriser les échanges de services sur des sujets aussi variés que les formations à la connaissance du cheval, à l’itinérance et aux déplacements à cheval, à la sellerie et bourrellerie, aux soins et à la maréchalerie, en somme tout ce qui fait la spécialité et la polyvalence du cavalier randonneur.

Comment développer le tourisme équestre des particuliers ?

Les cavaliers autonomes ont besoin de structures associatives qui leur apportent les services personnalisés dont ils ont besoin. Ce pourrait être une des missions des CDTE s’ils peuvent délivrer la licence.

Comment devenir un randonneur FFE ?

La licence FFE est avant tout le signe d’appartenance à la Fédération qui agit pour chaque cavalier par sa vigilance sur la réglementation concernant nos activités équestres.

Pour ce qui est du tourisme équestre, cela permet d’asseoir les démarches fédérales conduites pour permettre à tous les cavaliers de pouvoir accéder librement à la nature et se déplacer librement à cheval dans l’espace public.

Il faut rappeler que grâce à la licence fédérale, les pratiquants sur la voie publique qui génèrent statiquement des accidents plus sérieux qu’en espace clos, bénéficient de la mutualisation assurantielle de tous les cavaliers.

La licence permet l’accès à des services réservés comme GeoCheval, outil de cartographie en ligne, des contenus de formation aux brevets de tourisme équestre et aux fonctions de baliseur équestre.

Enfin cela permet de participer à toutes les activités sportives organisées sous l’égide fédérale avec des démarches administratives souvent ignorées mais prises en charge par la fédération.

Comment découvrir les produits fédéraux ?

La licence verte permet de découvrir les activités équestres et offre une assurance individuelle de courte durée pour une pratique occasionnelle.

Elle est particulièrement adaptée aux activités de tourisme équestre comme les randonnées, stages ou la participation aux manifestions dans le cadre de la DUM.

Elle permet de valider les jours de randonnée sur le carnet électronique que possède chaque cavalier au travers du site fédéral et de passer les premiers examens fédéraux comme les Galops de pleine nature ou les Brevets de randonneur.

Comment contribuer au développement du tourisme équestre ?

Chaque cavalier ou sympathisant des activités autour du cheval peut s’investir localement dans le développement du tourisme équestre. De nombreuses associations organisent des animations en tout genre et sont à la recherche de bénévoles. Les Comités départementaux de tourisme équestre également. Pour ceux qui souhaitent aller plus loin, la Fédération propose des formations de baliseur équestre ou de collecteur GPS des itinéraires.

Ces fonctions sont déterminantes dans la création d’itinéraires et leur promotion.

Faut-il maintenir L’Estafette ?

L’Estafette a initialement été imaginée pour garder un lien entre les licenciés tourisme et la structure fédérale, en l’absence de relais local tel qu’un club ou une association. Pour cette population et répondre à cette vocation première L’Estafette garde tout son sens et son format doit être adapté aux aspirations de ses lecteurs, magazine papier ou digital, webzine, réseau social… tous les outils fédéraux développés ces dernières années doivent permettre de répondre à ces attentes. C’est le sens de la mise en œuvre de sa version digitale chevalnature.info.

Comment donner au tourisme équestre un sens environnemental ?

Les adeptes du tourisme équestre sont par définition des amoureux de la nature et portent en eux les valeurs indispensables à son respect.

Transmis aux plus jeunes à travers les brevets de tourisme équestre, les randonneurs peuvent se transformer en véritables ambassadeurs de la protection de l’environnement.

A l’instar des actions développées en matière de développement durable, initiées dans les années 2000 par une année de l’environnement, les pratiquants et acteurs associatifs du tourisme équestre peuvent utilement se rapprocher des associations environnementales et collaborer à la conduite de certains de leurs programmes.

Pourquoi déclarer les manifestations de tourisme équestre ?

L’organisation de manifestations sportives et les rassemblements d’équidés sont encadrés par une législation et des contraintes administratives lourdes : déclarations de manifestation et de rassemblement d’équidés, traçabilité des équidés présents pendant au moins 5 ans, contrôle de l’assurance des participants, contrôle sanitaire des équidés….

La fédération permet de satisfaire à ces règles pour tous types de manifestations compétitives ou non qui sont soumises aux mêmes règles.

Par ailleurs la DUM (Déclaration unique de manifestation) permet de faire connaître ces événements et leur offre une meilleure fréquentation avec des inscriptions facilitées pour les cavaliers et les organisateurs.

Le tourisme équestre et les activités de compétition ?

Le tourisme équestre et les équitations d’extérieur en général peuvent donner lieu à des compétitions mettant en valeur les techniques du déplacement à cheval. La première d’entre elles, le TREC ou Techniques de randonnée équestre de compétition. Parcours d’orientation et en terrain varié permettent d’évaluer les techniques du couple cavalier/cheval et leur aptitude à franchir les difficultés pouvant se retrouver dans la nature. Sa variante en attelage, permet aux meneurs de se confronter sur le même type de compétition.

D’autres disciplines issues notamment d’équitations traditionnelles ou culturelles permettent aux cavaliers d’extérieur de progresser autour de techniques équestres initialement consacrées au déplacement ou à la conduite de troupeaux : équitations de travail, Mountain trail, équitations américaines… Pour les plus sportifs les raids aujourd’hui organisés à travers la discipline de l’endurance sont également accessibles dès les premiers niveaux d’autonomie.

Comment coopérer avec les autres fédérations de nature ?

La coopération avec les autres utilisateurs de l’espace naturel et avec les aménageurs est indispensable pour faciliter et préserver l’itinérance douce. 

Les 5 fédérations des sports de nature et de loisir représentent 5 millions de licenciés entre équitation, voile, golf, chasse et pêche. Quand elles parlent d’une même voix, elles peuvent peser sur les décisions comme dans le cas Covid.

De plus, cette coopération prend tout son sens au niveau local par la mise en place d’actions communes autour de l’ouverture, l’aménagement ou la défense d’itinéraires équestres, pédestres, cyclables, ou encore de la prévention des conflits d’usage.

Elle peut aussi se traduire par des projets d’animations multi-sports de nature ou la coopération sur des projets structurants autour de la nature et du tourisme aux côtés des collectivités.

Cette coopération avec les autres fédérations de sports de nature se complète par une concertation accrue avec les aménageurs et gestionnaires de l’espace naturel comme l’ONF, les voies navigables ou les Parc nationaux ou régionaux.

Les liens entretenus avec les ministères concernés par les activités équestres doivent être renforcés avec ceux en charge du tourisme ou de l’aménagement du territoire, partenaires historiques du tourisme équestre fédéral.

Comment répondre aux demandes des professionnels du tourisme équestre ?

Les professionnels du tourisme équestre ont pour une majeure partie de leurs activités des besoins similaires aux dirigeants des autres établissements équestres. La fédération y répond à travers ses différents services et produits.

Plusieurs d’entre eux sont spécifiquement complétés pour les activités de tourisme équestre, comme la formation, la promotion ou l’accompagnement juridique.

Le principal enjeu des professionnels du tourisme équestre réside dans la commercialisation de leurs produits à une clientèle française ou étrangère.

Pour ceux qui ne font pas le choix de recourir à des agences spécialisées, un accompagnement fédéral renforcé doit être mis en place, tant pour la conception des produits que leur valorisation.

Cela passe par la formation continue des dirigeants et de leurs salariés – tant au niveau des techniques de commercialisation que de communication – et surtout par le développement d’une marque commune au tourisme équestre français, présentant la force du collectif fédéral.

Comment renforcer la marque tourisme équestre et donner de la force aux labels tourisme équestre ?

Le renforcement de la marque est un enjeu de communication important vis-à-vis du public. Les Assises du tourisme équestre ont listé les besoins. Cela repose sur la force, la crédibilité et la validité des critères qui définissent la marque et les labels. Cela nécessite des signes de reconnaissance de la marque et des labels très partagés entre les différents acteurs du tourisme équestre et le public. 

Comment se former professionnellement au tourisme équestre ?

Le tourisme équestre a une filière de formation professionnelle depuis 50 ans. Aujourd’hui à travers le titre à finalité professionnelle d’Accompagnateur de Tourisme Equestre (ATE) et le Brevet fédéral de Guide de Tourisme Equestre, les futurs professionnels qui souhaitent s’orienter vers ces métiers disposent d’un cursus structuré et reconnu internationalement.

Métier occasionnel, saisonnier ou permanent ces qualifications offrent un choix important.

Pour attirer de nouveaux candidats et développer l’esprit « tourisme équestre » dans les établissements plus classiques, des passerelles peuvent encore être développées entre le BPJEPS et l’ATE pour apporter le bagage technique nécessaire à la promenade et à la randonnée équestres.

Les dispositifs de passage du BPJEPS dans des conditions aménagées pour les dirigeants de structures titulaires de l’ATE contribuent à la professionnalisation et à la polyvalence des encadrants.

Quels sont les diplômes du tourisme équestre ?

Les pratiquants du tourisme équestre disposent d’une filière complète pour se former et se perfectionner. Galops de pleine nature, Brevets de randonneur bronze, argent et or, Certificats de connaissances en orientation topographie, techniques de randonnées, soins, maréchalerie de secours, bourrellerie… ou encore carnet de randonnée électronique.

Principalement organisés par les clubs et centres de tourisme équestre, ces brevets ont vocation à se répandre en étant organisés par les associations de pratiquants ou les Comités départementaux de tourisme équestre.

Axés sur la technique équestre, les soins et la connaissance du cheval, les techniques de randonnées, ces brevets répondent tout à fait aux besoins des cavaliers propriétaires de leur équidé.

Complétés par le Permis cheval et la Capacité détenteur d’équidé les brevets fédéraux sont des gages de sécurité, tant pour la circulation sur la voie publique, que pour apporter les soins nécessaires au bien-être des équidés.

De plus, des brevets spécialisés proposent les mêmes formations aux meneurs d’extérieur.

Le saviez-vous ?

Quid de l’économie des clubs ?

Les tarifs de la licence n’ont pas augmenté depuis 1987. Nous ne les augmenterons pas.

Sur tout le territoire, des démarches départementales et régionales sont engagées pour financer des plans de progrès pour les équipements et la prise en compte du bien-être animal, aussi bien pour les structures associatives que professionnelles.

Nous les déploierons dans toute la France.

Les clubs ont reçu 48 millions d’€ du Fonds équitation, 13,5 millions du fonds d’urgence pour les établissements équestres et 1,4 millions de l’action Cavalier solidaire.

Quid de la transparence des finances fédérales ?

La Fédération est inscrite sur les registres de transparence français et européens.

Elle est régulièrement contrôlée par un commissaire aux comptes, la Cour des comptes, les services fiscaux et les inspections générales des services de l’État.

Tous les rapports financiers sont transmis avant chaque assemblée générale et tous les documents comptables sont consultables selon les règles en vigueur.

Quid de la démocratie à la FFE ?

L’ensemble des décisions sont prises dans le consensus, le respect et le partage des idées.

Les changements sont engagés sur proposition après concertation lors de séminaires, congrès, consultations en ligne ou enquêtes de terrain.

Quid des violences sexuelles ?

La Fédération a mis en place un système qui assure au quotidien la prévention et l’écoute.

Elle communique les dossiers sans délai au Ministère des Sports pour suite à donner.

Nous ferons plus pour protéger nos jeunes en formant aussi ceux qui les encadrent.

Rôle et missions de la FFE

Quel rôle l’État donne-t-il à la FFE ?

Comme toutes les fédérations sportives délégataires, la FFE bénéficie d’une reconnaissance d’utilité publique et d’une délégation de service public pour s’occuper de tout ce qui concerne l’équitation.

Elle intervient auprès de l’État pour que les dispositifs réglementaires de nos activités prennent en compte la réalité pratique, économique et sociale de l’équitation.

Elle intervient pour que la réglementation commune à tous les sports évolue de façon compatible avec nos contraintes et les exigences de qualité et de sécurité nécessaires aux pratiques équestres.

Quelles sont les missions de la Fédération ?

La fédération a pour mission d’accompagner le développement des groupements équestres adhérents, de défendre leurs intérêts, de les représenter et de promouvoir les activités du secteur, notamment auprès des différentes organisations de la filière cheval.
A ce titre, elle participe à tout ce qui concerne le cheval et l’équitation dans les actions des pouvoirs publics.
Elle assure la promotion et le développement de l’ensemble des pratiques de l’équitation.
Elle édicte les règles techniques de la compétition.

Comment se situe la FFE parmi les autres fédérations sportives ?

Son nombre de licenciés la positionne au 3ème rang des fédérations olympiques.
La FFE est régulièrement citée en exemple, notamment par les pouvoirs publics sur les sujets suivants :

  • Démocratie directe et vote direct des groupements pour l’ensemble des scrutins, départemental, régional et national ;
  • Unicité de la fédération qui a su regrouper l’ensemble des pratiques équestres autrefois atomisées ;
  • Offre de formation pour les professionnels, avec deux titres à finalité professionnelle reconnus par l’État, l’AE et l’ATE, et une gamme de Brevets fédéraux d’encadrement et d’entraîneur.
  • Actions coopératives qui abordent tous les sujets relatifs à l’équitation : éducation, sport et économie.
  • Rayonnement du Parc équestre fédéral qui rassemble à la fois son administration, ses espaces de pratique et assure une communication positive du cheval et de l’équitation dans toute la France.
  • Place accordée aux femmes à hauteur de 50% minimum dans les postes à responsabilité.

Comment la FFE gère-t-elle les valeurs de l’équitation à la française ?

C’est tout particulièrement le rôle du conservatoire de l’Art Équestre, donc précisément celui du Cadre Noir, aujourd’hui au sein de l’IFCE, qui a conduit l’Unesco à classer l’équitation à la française au patrimoine culturel immatériel de l’humanité.
La FFE y participe très largement en transformant les piétons en cavaliers.
Il n’y a pas de culture qui ne soit assise sans un large partage populaire.
Plus la pyramide des cavaliers sera large, plus haute elle sera.
L’adhésion de notre population aux activités équestres est fondamentale pour faire vivre notre élite.
Il nous appartient de montrer que la voie est ouverte à tous, et ensuite, c’est l’effort et le travail individuel qui y conduisent.

Quelle est la place de la France au niveau international ?

La France n’a jamais été aussi performante.
Elle est depuis 4 ans Numéro 1 mondial à la FEI par le nombre de cavaliers et de chevaux participant à des compétitions internationales ainsi que par le nombre et le niveau des organisations de concours FEI en France.
L’olympiade de Rio 2016 a vu la performance du siècle avec deux équipes de France sur la plus haute marche du podium, ce qui ne s’était jamais vu. Un doublé d’Or olympique par équipe « Magistral » comme à titré la Une du journal L’Equipe.

Statuts fédéraux

Pourquoi les membres actifs et adhérents ont-ils des droits différents ?

Les membres actifs et adhérents ont les mêmes droits devant la même adhésion.
Chacun pouvant faire le choix de celle qui lui convient avec les droits et services qui y sont attachés.
La déclinaison des différents membres de la FFE a été approuvée à 88 % en 2017 afin d’établir pour chaque choix d’adhésion les même droits pour un même montant de cotisation.
Il faut noter que lorsque l’on adhère à la Fédération on engage sa signature à prendre une licence pour chaque cavalier qui pratique dans son établissement ou qui aide dans l’organisation de compétitions.
Pour aider à remplir cet engagement de chaque adhérent, nous avons mis en place une cotisation qui ne coûte rien dès lors que vous avez délivré 20 licences.
Cette aide directe n’existe dans aucune autre fédération.
Ainsi, chacun peut accéder facilement à la cotisation pleine et entière qui permet de voter et de se présenter aux élections.
Les autres cotisations sont destinées à ceux qui ne souhaitent que consommer les services de la Fédération.

Comment cette modification a-t-elle été proposée ?

Le corps électoral des Assemblées générales de la FFE et de ses organes déconcentrés, est composé des membres actifs, désignés par les cotisations « CLAF » et « CLAG ».
Ce corps électoral sert également de base au calcul du quorum.
Par ailleurs, il était constaté de façon récurrente qu’une large majorité d’« ORAF/ORAG » ne participait pas à la vie associative de la FFE et s’acquittait de la cotisation dans le seul but de bénéficier de ses services.
Dans le cas contraire, il aurait été nécessaire d’aligner le montant des cotisations sur celles des « CLAF » et « CLAG, ce qui aurait inévitablement écarté de nombreux organisateurs d’activités équestres des services proposés par la Fédération.
Distinguer les membres s’acquittant de la cotisation « ORAF » ou « ORAG » dans la catégorie « membres adhérents » a permis de conserver ces organismes au sein de la FFE à un prix d’adhésion modéré.
Cette modification n’a pas eu pour conséquence de diminuer le nombre d’adhérents, de licences ni même le nombre de concours ou de participants.

Comment sont connues les modifications des statuts de la FFE et de ses organes déconcentrés ?

La procédure est strictement définie par les statuts de l’association pour chaque modification de statuts.
A l’occasion de l’AG modificative des statuts de 2017, un courrier a été adressé à l’ensemble des votants (ORAF, ORAG, CLAF et CLAG) et mis en ligne sur le site de la FFE pour expliquer les modifications statutaires. Le texte détaillé des statuts était consultable par l’ensemble des membres de la FFE.
Cette procédure est mise en œuvre pour toute les modifications statutaires.

Pourquoi la composition des comités directeurs est-elle compliquée ?

La composition du Comité directeur de la FFE et de ses organes déconcentrés est imposée par le Code du sport : répartition hommes / femmes, nombre de postes réservés aux groupements affiliés et agréées, présence obligatoire de certaines compétences définies pour les postes spécifiques.
Nous sommes la fédération sportive qui avons le plus pris en compte la présence des femmes dans notre comité fédéral, elles représentent 50% des administrateurs.
Certains critères comme le fléchage sont directement liés à l’histoire de la FFE.

Quels sont les aménagements possibles dans les statuts ?

Toute modification des statuts passe par une Assemblée générale modificative et doit être adopté avec une majorité des deux tiers.
Le gouvernement prépare une modification de la loi sur le sport avec une nouvelle modification statutaire à laquelle nous ne manquerons pas d’apporter les simplifications possibles dans le respect des engagements de chacun.

Comités départementaux d’équitation

Quelles sont les missions des CDE ?

L’objectif des CDE est de répondre aux attentes des poney-clubs, centres équestres et organisateurs d’activités équestres, dans un objectif de développement de la pratique.

Les CDE pourront ils décider de l’organisation ou non d’un concours en validant les DUC ?

Depuis cette saison sportive et la mise en place des circuits départementaux labellisés, les CDE valident le calendrier des étapes labellisées.

La Fédération peut-elle redonner une partie de la part fédérale sur engagement aux CDE ?

La part fixe sur engagement, une fois réglés les frais informatiques liés à la gestion des compétitions, permet de financer seulement une partie de l’organisation de la compétition en France : championnats de France, formation des officiels, détection des jeunes, déplacement des équipes de France, rémunération des sélectionneurs et entraîneurs… C’est grâce aux licences de pratiquant délivrées par les structures équestres que l’ensemble des charges liées à la compétition peuvent être assumées par la Fédération, sans augmenter les tarifs de cette part fixe.

Qu’en est-il du 1 euro par licence pour les CDE ?

La dotation complémentaire de 1 euro par licence est versée aux CRE pour soutenir les actions des CDE sous réserve que les documents sociaux de l’association à jour leur soient transmis.
Par ailleurs, les CDE ont accès aux financements du Conseil départemental et du PSF (ex. CNDS part territoriale) pour cofinancer des actions de promotion et de développement des pratiques équestres.
Les services de la Fédération sont à la disposition des CDE pour les accompagner dans le montage de ces dossiers.

Finances & transparence

Quelles sont les ressources financières de la Fédération ?

La Fédération se finance par les recettes qu’elle est capable de générer pour 97% de son budget. Les 3% restants étant les subventions publiques.
La fédération organise les activités équestres en France avec les cotisations de ses clubs et de leurs licenciés. A cela s’ajoutent les engagements en concours, des partenariats et des recettes du Parc équestre fédéral.
Les subventions sont génératrices de dépenses, quand vous obtenez 1 euro d’aide, c’est parce que vous vous êtes engagé à en dépenser 3 en plus, dans le meilleur des cas.

Comment analysez-vous la baisse du nombre de licenciés à la FFE ?

La baisse des licences est la conséquence directe du passage à la semaine de 4 jours qui nous a supprimé principalement les activités du mardi soir et du mercredi, en désorganisant les activités extra scolaires.
La crise et la baisse du pouvoir d’achat de la population et la hausse de la TVA y ont aussi directement contribué.
Nous en revenons très progressivement car les services de loisirs mis en place par les collectivités sont maintenus et en concurrence directe de nos clubs.
En 2020, les licences étaient reparties à la hausse, pour la première fois depuis 2012, principalement chez les primo-licenciés, quand la crise sanitaire du COVID-19 a paralysé nos activités.
La rentrée 2020/2021 a été plutôt bien réussie, la résistance aux virus reste devant nous !!!

Comment avez-vous fait face à la baisse de licences ?

Pour ce qui concerne le budget fédéral, on a serré toutes les dépenses, en préservant ce qui était utile au développement, et sans jamais faire de dettes.

La fédération fait elle des bénéfices ?

La FFE n’a aucun objectif de bénéfice, elle doit équilibrer ses recettes et dépenses.
Afin d’avoir une gestion rigoureuse, j’ai toujours veillé à réaliser un « résultat de sécurité » d’au minimum 5%.
Cela est indispensable pour conduire de nouveaux projets.
C’est ce que j’ai toujours fait sous ma présidence, cela a rarement été le cas par le passé et cela participait au manque de crédibilité de nos activités, beaucoup plus dépendantes des pouvoir publics.

Dans quel état financier avez-vous pris la FFE?

Il n’y avait plus rien dans les caisses, et un vrai passif social à régler.
Tout cela a été remis d’aplomb en conduisant des opérations jamais réalisées auparavant, notamment en matière de communication, d’aides aux départements, en développements sportifs, en offre d’activités pour le plus grand nombre de cavaliers et en constitution du patrimoine fédéral qu’est le Parc équestre fédéral.

Avez-vous relevé les tarifs pour rétablir un état financier satisfaisant ?

J’ai toujours trouvé les tarifs trop chers. La licence n’a pas augmenté depuis 1987.
Elle a même baissé quand nous avons mis en place le pack 30 licences.
Lors du passage de l’euro, la licence junior a augmenté pour faire un arrondi du montant de la baisse des licences senior.
Quant aux engagements en compétition, la part fédérale minime et stable n’a pas de conséquence sur les augmentations décidées par les organisateurs de concours.
Question tarif, aucune augmentation depuis 1987 équivaut à une baisse considérable.
Du fait de nos dépenses au plus juste, la Fédération est en bonne santé et possède un patrimoine au service de l’équitation, cela n’était jamais arrivé depuis sa création en 1921.

Comment les adhérents sont-ils au courant des comptes de la fédération ?

Les comptes de la FFE sont présentés chaque année en Assemblée générale après avoir été consultables préalablement par les adhérents sur le site internet de la FFE.
Ils sont publiés sur le site de la FFE et peuvent être consultés dans les conditions statutaires au siège de la fédération.
Ils sont certifiés chaque année par un Commissaire aux comptes et depuis le début du mandat de Serge Lecomte, la FFE a fait l’objet de plusieurs contrôles fiscaux, d’enquêtes des Inspections générales des ministères des Sports et de l’Agriculture, et de la Cour des Comptes qui ont toujours démontré la bonne tenue de la gestion fédérale.

Quid de la transparence ?

Les Fédérations ayant une mission de service public sont contrôlées comme toutes les institutions du domaine public. Aucun écart n’est permis.
Les adhérents qui veulent connaître tous les détails peuvent venir à la fédération consulter ce qu’ils souhaitent.
Ne pas se renseigner, ne pas vouloir comprendre et crier « Au feu » est une stratégie facile pour ceux qui ne trouvent pas d’autres reproches à faire.

Comment le président est-il payé ?

Pour ce qui me concerne personnellement, je n’ai jamais été rémunéré de mon action au sein de la Fédération.
Je n’ai aucun avantage en nature et j’ai toujours été attentif qu’il ne soit attribué aucune carte de crédit sur le compte de la FFE à quiconque.
Je n’ai également jamais eu la signature sur les comptes bancaires, ce qui m’interdit d’engager des dépenses.
Ces procédures sont gérées par le trésorier et les services fédéraux.
Mon action a toujours été exclusivement bénévole et c’est le cas de tous les administrateurs fédéraux.

Chevaux & filière

Où en sont les mesures concernant le bien-être animal ?

La FFE participe aux travaux conjoints avec les autres acteurs de la filière équine, notamment les courses et le monde de l’élevage.
Une charte du bien-être équin a été rédigée et signée en février 2016.
Un guide pratique a été diffusé auprès des professionnels et des cavaliers.
Une formation de détenteur d’équidés est opérationnelle, de même que la mention « Bien-être animal » pour les établissements candidats à une labellisation FFE.
Par ailleurs, la FFE participe aux travaux nationaux et européens, tant au niveau de la veille réglementaire et législative qu’à travers tous les groupes de travail sur tout ce qui concerne les animaux.

Quelles sont les relations de la FFE avec la filière cheval ?

Les relations sont bonnes et constructives, toutefois il ne faut jamais perdre de vue que le monde des courses fait davantage partie de l’industrie du jeu, alors que celui de la Fédération relève de la santé publique avec son rôle sportif et éducatif.
Si la solidarité cheval doit toujours s’exprimer chez tous les acteurs de la filière, cette singularité ne doit jamais être oubliée, notamment au regard de dossiers de fond comme la fiscalité et différentes réglementations.
Aujourd’hui constituée de France Galop, de la société Le Trot, de la Société Hippique Française, de la Société Française des Équidés de Travail et de la FFE, la Filière cheval participe à l’ensemble des discussions avec l’Etat sur les sujets transversaux qui concernent les activités équines.

Quelle relation avec les éleveurs de chevaux ?

Le monde de l’élevage a été à la source du renouveau de l’équitation.
Aidés par les Haras Nationaux, ils ont réorienté l’utilisation du cheval et du poney pour trouver les débouchés nécessaires à leur production.
Ce sont les éleveurs de chevaux qui ont créé la fédération en 1921.
Ensuite les éleveurs de poneys ont créé le Poney Club de France qui a été avec le Tourisme Équestre à la base du renouveau de l’équitation dans les années 1970.
Aujourd’hui, la production de chevaux en France est surtout un monde amateur.
Il faut noter que les établissements équestres sont aussi beaucoup des éleveurs qui font naître un nombre très significatif de poneys et chevaux.
Le marché du cheval a évolué et, comme dans les autres domaines de consommation, ce sont les cavaliers consommateurs qui indiquent leurs besoins et c’est à la production de s’adapter.

Sport

Quelle est le principe de votre politique sportive ?

« Un projet sportif pour chacun et des circuits d’excellence pour les meilleurs. » Cela implique de déployer deux filières simultanément, l’une destinée au plus grand nombre, l’autre à l’élite des compétiteurs à chaque niveau.

Quelle est la place de la compétition à la Fédération ?

Par nature, la compétition est une activité collective qui rapproche les cavaliers.

C’est l’activité la plus fédératrice. Près de 25% des licenciés sont titulaires d’une licence compétition. Il y en avait 167 000 en 2019.

La compétition se répartit en divisions : Poney, Club, Amateur et Pro qui ont chacune leurs circuits et championnats permettant à chaque cavalier de construire chaque année son projet sportif organisé.

Comment se porte la compétition équestre ?

La compétition s’est toujours développée, tant en nombre de cavaliers, qu’en nombre d’engagements et de concours.

En dehors de la crise sanitaire, la participation en concours augmentait dans toutes les disciplines.

Les organisateurs ont fait des progrès considérables et proposent des concours de grande qualité.

Sans compter que nous n’avons jamais eu autant de cavaliers aussi talentueux.

Quelles sont les actions de la Fédération ?

Notre action sportive consiste à créer une progression en compétition du plus simple au plus haut niveau de façon régulière.

Cela signifie proposer des circuits de compétition propres à préparer et à faire réussir nos cavaliers jusqu’au plus haut niveau.

La fédération organise pour chaque division des championnats qui sont l’objectif annuel d’une saison de compétition.

Une action plus spécifique pour les Jeux Olympiques consiste en un soutien renforcé aux meilleurs, dans le cadre actuel de la liste Jeux Olympiques et Paralympiques (JOP).

Quelles nouveautés envisage la fédération ?

D’abord, renforcer le principe de base « Un projet sportif pour chacun et des circuits d’excellence pour les meilleurs. »

En 2006, nous avions fait une réforme de fond afin d’harmoniser le langage de la compétition car chaque discipline y allait de son particularisme.

Ce fut la mise en place des Divisions et de la déclinaison des indices communs à toutes les disciplines.

Cela a été fait en veillant à ce que les difficultés techniques se retrouvent dans la nouvelle nomenclature.

En 2019, nous avons mis en place la valorisation des résultats par points avec un mode d’attribution commun à toutes les disciplines.

Les cavaliers pourront mieux se fixer un objectif de performance pour participer aux championnats et tous les chevaux auront un indice sportif permanent.

Quel bilan des Assises de la Compétition ?

Elles ont eu lieu dans toute la France et plutôt à destination des compétiteurs Amateur et Pro.

Elles ont permis à plus de 1 200 personnes de dire quelles modifications seraient souhaitables pour améliorer le fonctionnement des compétitions.

L’ensemble des acteurs, permanents et élus de la fédération, organisateurs et cavaliers, ont réfléchi ensemble aux modifications qui seraient souhaitables.

La DTN a mis en place et adapté de nombreuses propositions issues de cette concertation.

Qu'en a-t-il été retenu ?

L’objectif commun est d’avoir des compétitions très équitables où chacun se bat à armes égales et de pouvoir plus facilement naviguer entre les Divisions notamment entre Amateur et Pro.

Cela va aussi conduire à identifier davantage de concours de qualité dans des circuits normés et à revoir les qualifications pour les championnats de manière à ce que les objectifs sportifs soient plus précis et plus lisibles.

Comment faire évoluer les règlements ?

Les modifications réglementaires interviennent très régulièrement suite aux différentes suggestions des cavaliers auprès de la DTN.

Chacun a la possibilité d’interpeller la fédération sur un point réglementaire.

Pour que des suites puissent être données, il faut faire, en recherchant la concision, des propositions écrites et ciblées sur des points précis.

La DTN prend en compte toutes les remarques écrites dans le respect de la logique des dispositions générales et spécifiques pour éviter toutes contradictions.

De plus, elle doit mettre en place des mesures pragmatiques qui n’entraînent pas des charges nouvelles.

Comment se situe la compétition en France par rapport aux autres pays au monde ?

Nous avons un des meilleurs circuits au monde. 

Il a la particularité d’offrir un projet sportif complet cohérent pour chaque groupe de cavaliers, à chaque niveau, dans chaque discipline.

Nous avons, ce qui est quasiment unique au monde, des circuits attractifs pour les plus petits niveaux à poney et en club. 

Nous avons une filière de formation haut niveau avec des paliers progressifs qui permettent aux jeunes cavaliers de franchir les étapes successives et aux cavaliers expérimentés de faire monter en puissance leurs nouveaux chevaux.

Nous avons le plus beau calendrier international avec le record mondial du nombre de concours de très haut niveau, Jumpings 5 étoiles et étapes Coupe du monde FEI notamment.

Nous sommes leaders mondiaux pour le nombre de chevaux et de cavaliers enregistrés à la FEI.

Nous avons le record des dotations distribuées.

C’est ce qui explique que les cavaliers étrangers sont très demandeurs de chevaux français à acheter, d’entrées sur nos concours internationaux, de formation en France sur nos épreuves nationales et d’entraîneurs français.

La France doit-elle s'inspirer de la réussite des pays voisins ?

La France équestre, de la base jusqu’au plus haut niveau, est reconnue mondialement comme un exemple.

Nombreux sont les pays qui font le tour des nations équestre et qui retiennent le système fédéral français.

On doit toujours s’inspirer de ce qui se passe autour de soi mais il faut tracer son propre chemin avec ses propres convictions.

Quelle est l’utilité des circuits de compétition ?

Ils permettent de former les chevaux, depuis les épreuves jeunes chevaux de la SHF jusqu’aux circuits internationaux FFE et FEI en passant par les circuits d’accès au haut niveau comme le Grand National FFE.

On y repère les meilleurs sujets et les meilleurs couples.

C’est le principal outil de valorisation des chevaux et de détection des cavaliers et des couples à fort potentiel.

Les sélectionneurs nationaux et leurs adjoints les suivent avec une très grande attention.

Quels sont les rôles de la Direction Technique Nationale ?

En ce qui concerne le sport, la directrice technique nationale Sophie Dubourg, a pour mission de mettre en œuvre tous les moyens nécessaires en vue de réaliser des performances lors des grandes échéances.

Cela comporte :

• le recrutement d’une équipe technique nationale d’experts dans leur discipline et leur accompagnement appuyé sur un duo entraîneur- DTN adjoint,

• la mise en œuvre d’une politique de détection à tous les niveaux,

• le suivi et l’accompagnement individualisé et personnalisé des meilleurs performers,

• la fixation des objectifs et modalités de chaque saison sportive,

• l’organisation des regroupements de sportifs et des sélections,

• la validation des calendriers des compétitions et des championnats pour offrir un parcours sportif adapté aux exigences des objectifs de la saison.

Les sélectionneurs ont pour mission de sortir la meilleure équipe le jour J. Ils suivent donc attentivement les performances de chaque couple cavalier-cheval pour apprécier à la fois la tendance des performances au fil de la saison et leur niveau final au jour où ils doivent arrêter les sélections.

Les entraîneurs fédéraux et / ou privés ont pour rôle de s’appuyer sur les points forts des cavaliers et des chevaux pour les renforcer, les systématiser et effacer les points faibles qu’ils pourraient avoir. Ils passent beaucoup de temps à travailler des points techniques pour les automatiser, de manière à les rendre reproductibles à la demande.

Comment renforcer la cohésion des sports équestres ?

La cohésion des sports équestres est acquise.

La question aujourd’hui, c’est plutôt comment faire en sorte que tous partagent cette évidence : notre avenir et notre richesse tiennent d’abord à notre culture et à sa diversité, diversité qui est la conséquence de notre histoire.

Cette diversité se traduit concrètement tous les jours par la diversité des pratiques et des offres des centres équestres.

La diversité des cultures, c’est comme la biodiversité.

C’est un avantage formidable et une garantie pour l’avenir.

La France et le modèle équestre français sont de ce point de vue, mieux préservés de la standardisation que ses voisins.

C’est une richesse, une chance et une force.

Sur le plan économique, le haut niveau est imbriqué avec les pratiques des amateurs et des clubs.

Ce sont eux qui permettent aux producteurs de chevaux de sport d’avoir un marché valorisant.

Notre force réside précisément dans l’articulation d’une puissante activité amateur et club avec le haut niveau.

C’est vital pour que les sports équestres puissent prospérer et permettent à nos cavaliers internationaux d’être parmi les meilleurs.

L’unité de la fédération nous permet de faire progresser à la fois la pratique et le sport.

Quelles sont les actions de la FFE en faveur des présidents de Jury et chefs de piste en particulier pour le haut niveau ?

Le cursus de formation et de promotion fédéral accompagne les Officiels pour leurs formations certifiantes en France et à l’étranger.

Des formations fédérales de formateurs au niveau national permettent de développer des ressources pour former toute la chaîne des compétitions.

L’organisation de séminaires FEI en France dans toutes les disciplines mondiales offre régulièrement des possibilités de formation à nos cadres techniques.

Ces Officiels de compétition sont choisis prioritairement sur les Circuits nationaux labellisés, les Championnats de France et les concours internationaux en France.

Comment fonctionne la commission des juges et arbitres ?

La commission des juges et arbitres travaille en étroite collaboration avec l’AFCAM, Association française du corps arbitral multisport.

Cette commission aborde les sujets du statut des officiels, du champ de leurs interventions, des contenus et cursus de formation nécessaires.

Elle est constituée d’experts invités ponctuellement pour débattre et travailler avec les cadres fédéraux.

Comment est organisée la lutte contre le dopage ?

La lutte contre le dopage est strictement codifiée par la Loi et indépendante des fédérations afin d’éviter tout risque de parti pris.

Les contrôles anti-dopage sont gérés par l’AFLD, institution indépendante des fédérations.

La prévention est faite par la FFE auprès de tous les cavaliers, parents, coaches à chaque occasion de stages, championnats… production et diffusion de films, interventions de vétérinaires et médecins, distributions de flyers…

La FEI fait le même type d’interventions auprès des cavaliers de concours internationaux.

Quel est le rôle des juges dans ce cadre ?

Les juges ont un rôle prépondérant puisque la performance en compétition est la référence pour toute sélection

Particulièrement en dressage, ce sont eux qui évaluent tous les week-ends ces performances, les notes et les observations qu’ils formulent doivent aider les cavaliers à améliorer chaque fois leur présentation.

Nos juges FEI sont aussi des représentants de la France qui doivent avoir à cœur de contribuer à l’accès à l’excellence des couples français.

Chaque année la FFE organise un séminaire avec les meilleurs intervenants pour contribuer à la formation de nos juges et échanger avec eux.

Pourquoi avoir harmonisé les appellations des compétitions de différentes disciplines équestres ?

Pour des raisons de lisibilité, simplification, compréhension du public, communication renforcée, sentiment d’unité des compétiteurs.

Tous les niveaux techniques d’autrefois y figurent, y compris la B1 appréciée des cavaliers Pro. Des niveaux supplémentaires ont répondu à la demande des compétiteurs.

Cela permet d’avoir une multitude de choix de programmes possibles laissés au libre choix de l’organisateur.

Pourquoi la fédération a-t-elle toujours 2 systèmes informatiques : FFEcompet et FFE Club SIF ?

Les deux systèmes sont complémentaires et l’ensemble des données sont dupliquées dans chacun d’eux.

Cela permet d’assurer la sécurité des informations et de faire face aux priorités de deux populations d’utilisateurs, les clubs et les compétiteurs, sans compromettre le service de l’un par rapport à l’autre.

Cela entretient également une réelle créativité de part et d’autre pour améliorer nos systèmes en permanence.

Quelle est la justification de la part fédérale sur les engagements en compétition ?

La part fixe FFE sur les engagements est la même depuis 1997, cela veut dire pas d’augmentation depuis 24 ans, donc elle a véritablement baissé.

Cette part fixe contribue à l’organisation des sports équestres en France.

Elle finance le système informatique qui gère les engagements, les résultats, les dotations, les répartitions de prix, les classements permanents, etc.

Chaque part fixe que chaque compétiteur règle en s’engageant en compétition vient s’ajouter aux efforts des clubs et de leurs licenciés pour financer la compétition

La fédération peut-elle redonner une partie de la part fédérale sur engagements ?

Pour donner une part sur les engagements, il faudrait augmenter la part fixe sur engagement.

Actuellement, une fois réglés les frais informatiques liés à la gestion des compétitions, cela permet de financer seulement une partie de l’organisation de la compétition en France : championnats de France, formation des officiels, détection des jeunes, déplacement des équipes de France, rémunération des sélectionneurs et entraîneurs…

C’est grâce aux licences de pratiquant délivrées par les structures équestres que l’ensemble des charges liées à la compétition peuvent être assumées par la Fédération, sans augmenter les tarifs de cette part fixe.

Entre licences compétition et part fédérale sur les engagements, quelle est la part des contributions des compétiteurs dans le budget fédéral ?

Les recettes générées par les licences compétition et les engagements des cavaliers Amateurs et Pro couvrent moins de 60% des coûts générés par la gestion de la compétition équestre en France. Ce sont les licences des pratiquants non compétiteurs et les quelques ressources propres qui apportent le complément. Rappelons que les tarifs fédéraux n’ont pas augmenté depuis le début des années 2000.

Quel est votre projet pour les cavaliers des clubs ?

Je veux développer le Critérium de France. C’est un système de championnats territorialisé avec un Critérium départemental qui sélectionne les meilleurs pour le Critérium régional et les meilleurs de la région pour le Critérium national. Cela permet aussi de créer un championnat de France des départements. Il devait être mis en place en 2020. Je le proposerai en 2021.

Et bien sûr, il faut conserver les grands rendez-vous existants, le Grand Tournoi et le Generali Open de France inimaginables sans le Parc équestre fédéral. 

Quel est le projet sportif du Generali Open de France ?

Son objectif est de répondre au principe porté par l’équipe fédérale : « Un projet sportif pour chacun et des circuits d’excellence pour les meilleurs.»

Il suffit de regarder des vidéos rapportant les compétitions des années 70/80 pour se rendre compte du progrès considérable de la cavalerie et des cavaliers d’aujourd’hui.

Ce championnat a un effet de formation et d’amélioration qui touche les cavaliers, leurs enseignants et aussi les poneys et chevaux et les installations équestres.

Cet événement permet d’améliorer le niveau équestre en proposant un véritable parcours de formation sportive toute l’année.

C’est un véritable moteur qui alimente toute la filière sportive.

Qu’est-ce qui en fait le succès ?

Son succès est d’abord l’engouement qu’il suscite.

Au-delà, c’est un véritable objectif de progression pour tous les cavaliers qui veulent y être sélectionnés.

C’est aussi un outil de premier ordre qui a amélioré l’enseignement, la cavalerie et les équipements.

L’Open a démultiplié le nombre de compétiteurs équestres, et avec le recul nous constatons que la très grande majorité de nos grands cavaliers d’aujourd’hui y ont participé.

C’est en outre un formidable et unique lieu de rencontre pour tous les clubs de France, plus de 2000 s’y retrouvent chaque année.

Quid du budget ?

C’est une grosse organisation qui est payée par les services, boxes, partenaires et exposants.

Les engagements, la part fédérale sur chaque engagement en concours clubs et poneys et une dotation au budget fédéral.

Les participants ne paient pas la réalité du coût de leur compétition qui est soutenue grâce aux efforts budgétaires de la fédération.

Quel rôle pour les départements et les régions ?

Nous développons le principe des circuits labellisés en proposant aux départements et aux régions de choisir les organisateurs en fonction d’un cahier des charges qui leur est propre.

L’objectif est de mobiliser des organisateurs qui s’efforcent à davantage de qualité dans les espaces sportifs, le matériel, les parkings, le programme et l’encadrement des concours.

Ces concours, logiquement d’une qualité technique supérieure bénéficient d’un coefficient 2 permettant une sélection plus rapide aux championnats.

Quel est le nouveau projet Critérium ?

Le Critérium est un nouvel événement pour les cavaliers Club, Poney et Amateur.

Le principe du Critérium de France est basé sur une succession de sélections organisées aux différents échelons : départemental, régional et national.

Il pourra être le support des championnats de France des départements et des régions, prévus en 2020 et empêchés par le COVID.

Le Critérium de France s’adresse aux cavaliers ayant obtenu les meilleurs résultats de leur département puis de leur région.

Les rendez-vous successifs seront le Critérium départemental, le Critérium régional et le Critérium de France.

Les finales et les étapes du circuit prendront le nom de « Critérium + N° département » et « Critérium + nom région »

Les concours labellisés par les CDE et les CRE seront supports de sélections pour les critériums.

L’objectif de ce circuit est aussi de répondre à une démarche de développement durable.

Il doit permettre de limiter les déplacements longs et favoriser les compétitions de proximité dans son département et sa région.

Comment se portent les sports équestres collectifs ?

En progression permanente, il y a un fort engouement des cavaliers et des clubs motivés par le « Grand Tournoi » au Parc équestre fédéral chaque année.

Nos équipes de France sont multi médaillées en championnats d’Europe et du Monde chaque année.

Quid du Critérium de France Amateur et Pro ?

Le Critérium de France a l’ambition de structurer le projet sportif des cavaliers amateurs. Les cavaliers seront qualifiés sur la base de performances obtenues dans l’année précédente sur des compétitions de référence.

Je prévois un grand rendez-vous Amateur en juillet à Fontainebleau. Ce ne sera pas la même formule que l’Open de Lamotte, parce qu’il y aura des sessions successives, le Grand Parquet étant davantage propice à l’accueil d’un nombre plus réduit de cavaliers.

De plus, il faut que les cavaliers Pro qui ont des écuries de compétition puissent concourir sur les mêmes événements que leurs élèves dans des épreuves adaptées à leur niveau.

Et les autres rendez-vous Amateurs ?

La création des championnats de France Amateur Team a créé une motivation nouvelle et l’Amateur Gold Tour offre un bel espace d’expression sur des terrains de prestige pour les plus aguerris.

Les championnats de France ont vocation à se poursuivre avec des regroupements qui permettent d’en faire de grands événements.

Les Grands régionaux ont généré des circuits Amateur de qualité.

Où est la place des cavaliers professionnels dans le paysage de l’équitation ?

Le métier est en mutation comme de nombreux autres.

Ils doivent adopter des comportements modernes et réunir un ensemble de données nouvelles : pouvoir d’achat, polyvalence de leurs chevaux, proximité pédagogique avec leurs clients, charisme de l’ « homme de cheval », garant du bien-être animal.

Nombreux sont ceux qui l’ont compris et savent s’adapter.

Le cheval et son univers préparent bien à savoir s’adapter et toutes les situations.

Comment envisagez-vous de régler la participation des cavaliers Pro en circuits Amateur ?

La première mesure retenue en 2019 est de permettre aux Pro de concourir en division Amateur hors classement, hors points et hors gains.

Cela doit leur permettre de reprendre des chevaux qui en ont besoin sans léser les Amateurs.

Pour ceux qui souhaitent plus, sans pouvoir être réellement dans le circuit Pro, nous étudions pour le CSO la possibilité de créer une division mixte, “Pro-Am” permettant aux Amateurs les plus aguerris de continuer à concourir avec les Pro en connaissance de cause sur des hauteurs de 125/140.

Quid des Pro 1 et Pro élite ?

C’est un niveau qui a vu ses perspectives s’améliorer considérablement avec le déploiement du Grand National et des Master Pro. Cela a permis de multiplier par 3 le nombre de cavaliers tournant en Grand Prix 150 pour le saut d’obstacles et sur les reprises Grand Prix en dressage. L’objectif fixé au lancement est atteint. Il faut le poursuivre et l’améliorer.

Le Grand National est un circuit qui tire vers le haut. Le fossé entre national et international est comblé et nous avons un vrai vivier de cavaliers et chevaux pour se mesurer aux meilleurs niveaux.

Cela a permis d’accompagner nombre de cavaliers vers l’international avec un suivi individualisé par nos techniciens.

Ne serait-ce pas une bonne idée de faire une ligue professionnelle pour y séparer les PRO 1 & 2 ?

C’est une très bonne idée pour démanteler l’unité de la fédération.

Cette unité construite en 1999 a permis de gagner la considération de l’Etat et une force très importante pour l’équitation.

Cette unité renforce le lien de toute la famille équestre, son éclatement conduirait immédiatement à la faillite en particulier des sports équestres qui ont besoin de la solidarité de tous les cavaliers pour vivre.

Une Ligue professionnelle est un modèle qui doit bénéficier d’une forte audience médiatique avec des ressources extérieures importantes.

Seuls le football et le tennis y sont parvenus.

Nous ne sommes pas dans cette situation. Ce serait une sottise tragique.

Que prévoyez-vous pour le haut niveau ?

Même mes concurrents pour la présidence de la FFE disent qu’ils vont poursuivre ma politique. J’en doute. Mais c’est la preuve que le schéma sportif complètement renouvelé que nous avons imaginé depuis 2007-2008 donne satisfaction. Il repose sur le choix d’une équipe compétente et motivée ouverte à tous les aspects humains, techniques et scientifiques de la performance sportive. Il passe par une relation contractuelle sur des bases claires avec tout l’environnement des sportifs de haut niveau notamment leurs propriétaires, leurs entraîneurs et leurs vétérinaires. Nous avons su créer un véritable esprit équipe de France qui explique la performance du siècle réalisée à Rio avec 8 champions olympiques français en tête du tout d’honneur, médaille d’or au cou, ce qui n’était jamais arrivé dans la même olympiade.

Quelles sont les priorités de votre politique pour le haut niveau ?

La Fédération conduit une politique sportive qui récompense le travail et la réussite.

Nous avons des aides fédérales jamais égalées, voire plus importantes que dans aucun autre pays au monde.

Elles sont entièrement consacrées à récompenser la performance et à soutenir la formation et la préparation des cavaliers et des chevaux.

Les atouts français sont solides, un élevage de grande qualité et une génération de cavaliers de talent.

Le projet sportif est construit sur la conviction que ce sont les bons résultats réguliers qui font les grandes victoires et les grands champions.

Nous redoublons d’efforts pour avoir un choix suffisant de chevaux en parfaite santé pour les grandes échéances.

Que fait déjà la fédération pour le sport de haut niveau ?

La fédération aide les meilleurs à franchir les étapes internationales pour que nos compétiteurs trouvent leur place dans la référence mondiale des meilleurs cavaliers.

C’est un parcours long, de plusieurs années, autant pour les cavaliers que pour les propriétaires de chevaux.

C’est un parcours qui ne tolère aucune place pour le dilettantisme.

C’est un parcours qui demande d’avoir une vraie ambition sportive qui ne soit pas dévoyée par des offres financières alléchantes pour y parvenir.

Quelle politique volontariste est suivie pour le haut niveau :

• FORMER l’élite des cavaliers français de très haut niveau

• FORMER l’élite des chevaux de très haut niveau confiés aux cavaliers français

• DEFINIR clairement les objectifs sportifs de chaque discipline olympique et paralympique

• PRESENTER de façon formelle la stratégie mise en place pour atteindre les objectifs

• ADAPTER sa relation avec les propriétaires et les cavaliers donnant la priorité au sport

• ACCOMPAGNER les organisateurs français d’événements de très haut niveau

• INCITER des nouveaux propriétaires français et étrangers à confier leurs chevaux à des cavaliers français

Comment la FFE aide-t-elle concrètement les cavaliers de haut niveau ?

Par un dialogue permanent avec les organisateurs pour obtenir le plus de places possible pour les cavaliers français, un soutien en assistance technique et financière en fonction des compétitions, sans oublier le travail administratif pour assurer la gestion des inscriptions des chevaux.

Les 3 disciplines olympiques et 8 autres bénéficient de soutiens techniques, humains et financiers :

• Staff encadrement : technique en stages, concours et championnats : 55 experts contractuels ou vacataires sous la responsabilité de la DTN sont au service des équipes de France.

• Cavaliers : soutien aux déplacements en compétitions à l’étranger, bourses stages privés, primes aux résultats, prise en charge sur les championnats, dotations vestimentaires.

• Propriétaires : Dispositif JOP, convention de partenariat, primes, communication, réceptif sur les compétitions internationales Inter-Tour.

• Organisateurs : Convention et labels des compétitions internationales de référence en France.

• Officiels de compétition : suivi et prise en charge des formations et promotions.

Quels sont vos objectifs sportifs ?

Nos objectifs permanents sont simples : un vrai panel de cavaliers de haut niveau pour aborder les grandes échéances sportives avec de réelles capacités de figurer sur tous les podiums.

La stratégie mise en œuvre passe par la formation de notre élite sportive.

Cette stratégie se traduit par un soutien technique à la carte à nos sportifs de haut niveau 

La formation est la clef de la performance et de l’efficacité technique.

2024 est un objectif supplémentaire qui nous pousse tous à plus d’ambition sportive

Quelle sont les relations avec les acteurs du haut niveau ?

Le dialogue avec tous les acteurs des sports équestres est direct.

Tous les services fédéraux sont quotidiennement auprès de nos cavaliers.

La DTN et le staff de directeurs de disciplines, sélectionneurs, entraîneurs sont en lien direct avec chacun d’entre eux.

Comment sont préparés nos cavaliers pour les grandes échéances ?

Il faut reprendre notre action depuis 2008 pour avoir une bonne lisibilité de l’action fédérale.

Depuis cette date, nous avons accumulé des succès sans précédent qui sont le fruit d’un travail obstiné pour permettre à un maximum de cavaliers à fort potentiel de s’exprimer sur des circuits valorisés et suivis par la FFE.

2008/2012 nous avons investi sur le travail de formation des cavaliers et des chevaux, nous avons fait monter plusieurs cavaliers parmi les meilleurs mondiaux, nous étions favoris pour les Jeux de Londres où nous avons connu des déboires sans rapport avec notre préparation.

2013/2016 nous avons accompagné et rodé nos cavaliers bien préparés avec des résultats dont les médailles de Rio sont l’aboutissement.

2016/2020 nous avons accompagné une nouvelle génération de chevaux et permis à de nouveaux cavaliers de se préparer aux exigences des jeux olympiques, nous avons repris un entraînement de base afin d’inculquer la nécessité de la remise en question permanente et du travail sur le long terme faire émerger nos meilleures compétences sportives.

Quels dispositifs pour atteindre ces objectifs sportifs ?

• Le Grand National : seul circuit national de haut niveau au monde 

• Les conventions de partenariat JO

• Les Inter Tours : French Tour, Eventing Tour, Dress Tour

• Les listes JOP (et les Groupes 1 et 2 à l’issue de la crise sanitaire)

• Les stages de formation sur tout le territoire pour les catégories Senior, Jeunes cavaliers, Junior, Enfants et Poney animés par des entraîneurs de renommée mondiale

• L’accompagnement en compétition du staff sportif et vétérinaire

• Les aides financières et primes pour les participations et performances aux compétions et championnats de référence

Comment est géré le sport Handi ?

La FFE a la délégation du ministère des sports pour ces pratiques sportives.

Cela nous permettra d’être plus direct et plus efficace dans la conduite d’un projet ambitieux pour la prochaine olympiade.

Seul le para-dressage est reconnu par la FEI et au sein des autres nations. En conséquence, nous devons d’abord nous concentrer sur cette discipline.

Qu’en est-il de nos chances paralympiques ?

Nous avons finalement obtenu le quota maximum avec une équipe. C’est la première olympiade où la FFE a l’entière responsabilité de la discipline. En individuel, nous visons des places dans les 8 premiers synonymes d’accès aux finales Free Style. 10 couples ont réalisé les minima FEI et sont donc sélectionnables.

Il leur est proposé un circuit de Master Class qui associent stage et compétition et des rendez-vous sur des CPEDI pour obtenir leur sélection.

On parle maintenant de JOP, Jeux Olympiques et Paralympiques, qu’est-ce que cela change ?

Les Jeux Paralympiques sont désormais mieux intégrés dans le dispositif olympique. 

C’est la première fois que la FFE est pilote de l’opération depuis qu’elle a délégation du ministère pour le para-dressage.

Quel est le rôle des listes JOP ?

La FFE a mis en place les listes JOP en attendant de pouvoir réactiver les Groupe 1 et Groupe 2 dans chaque discipline olympique et paralympique pour offrir une meilleure lisibilité sportive. Elles rassemblent des couples en fonction de leurs performances sportives, dans le respect de la charte du sport de haut niveau de la FFE.

C’est la référence pour les sélections des rendez-vous majeurs, notamment, les JOP de Tokyo et Paris 2024.

L’accès d’un couple est conditionné par la signature de la Convention JOP. Celle-ci formalise l’engagement réciproque de la FFE avec les propriétaires de chevaux de haut niveau dans un but partagé d’ambition sportive.

La composition des listes est actualisée après chaque compétition de référence.

Qui fixe le programme de concours des cavaliers en liste JOP ?

Les objectifs sont fixés par l’encadrement fédéral dans le cadre des critères clairement établis.

Les cavaliers sont libres de leur programme, de leur entraînement, ils choisissent les concours, ils choisissent le rythme des sorties de leur cheval.

L’encadrement fédéral est à leur disposition pour les aider si besoin.

La FFE respecte les chevaux et veille à préserver leur intégrité.

Quid des JOP de Paris 2024 à Versailles ?

Maintenant, je vois que les sports équestres seront tout au fond du Parc, à plusieurs kilomètres du château, contrairement au magnifique projet initial. Il en reste plus qu’à s’attacher à exiger un héritage pérenne pour l’équitation, ce qui se jouera à partir de 2022.

Quant à la préparation des équipes de France, elle est lancée. Le projet sportif 2021-2024 déjà annoncé prévoit de travailler en même temps les deux échéances en s’appuyant également sur les championnats d’Europe et du monde.

Que vont apporter les JOP 2024 ?

L’organisation d’un tel événement est une chance pour l’équitation et pour la France.

C’est une occasion exceptionnelle de faire connaître notre modèle de l’équitation en France et nos chevaux de haut niveau.

C’est une opportunité pour les éleveurs de valoriser nos ressources génétiques qui se retrouvent dans le patrimoine des meilleurs chevaux de sport du monde.

C’est une chance à saisir pour toutes les entreprises qui se consacrent aux activités liées au monde du cheval

Quel sera l’impact ?

Ce sera l’occasion de faire savoir au monde, mais aussi à nos concitoyens, que la France est un grand pays équestre avec une pratique véritablement populaire.

Nous ferons partager nos richesses culturelles et toutes les merveilles que les établissements équestres offrent aux passionnés du cheval et de la nature.

Au-delà de la Fédération, cet événement est à même de canaliser toutes les énergies de la filière cheval.

Quels seront les nouveaux acteurs de l’encadrement de 2024 ?

Les compétences sont déjà là, notre staff technique a déjà obtenu les plus grandes réussites.

Leur connaissance de l’ensemble des paramètres sportifs est un investissement long et précieux.

La formation personnelle de chacun pour être au meilleur niveau ne s’improvise pas.

C’est un long parcours d’efforts, de succès avec aussi quelques échecs, notre équipe est performante et prête.

Notre ambition, autant sur le développement national que sur tout ce qui touche le niveau international est de nature à aguerrir tous les acteurs du haut niveau.

Le travail en équipe indispensable s’optimise, le schéma sportif pour la nouvelle olympiade est prêt et opérationnel avec son encadrement.

Qu’en est-il de la préparation olympique

Aujourd’hui, nous visons clairement 2024.

La préparation olympique commence à tous les niveaux de la compétition, nos grands champions d’aujourd’hui se sont pour la plupart aguerris à poney et ont donc commencé aux plus modestes niveaux.

Les circuits sont faits pour les conduire à la porte des sélections internationales, mais, arrivé à ce stade, il faut encore beaucoup travailler pour figurer aux résultats internationaux de référence.

2021/2024 sera une période de construction sportive avec la reprise du travail de base pour tous ceux qui vont s’inscrire dans l’objectif des JO.

Ce projet se prépare de longues années à l’avance et c’est vers quoi nous travaillons pour mettre en place une stratégie sportive basée sur la recherche de progrès mesurables.

Nous devons nous inscrire dans un temps suffisant en évitant de rechercher des satisfactions immédiates sans lendemain pour construire du solide.

C’est à quoi se sont toujours attachées les équipes fédérales qui encadrent le haut niveau.

La réussite est au bout d’un travail obstiné.

Quels moyens pour les JOP ?

Notre action s’inscrit dans le cadre des capacités budgétaires de la fédération.

Aujourd’hui la conjoncture est difficile, les subsides de l’état sont à la baisse, le soutien de la filière est au point zéro et c’est sur les seules ressources de la fédération au travers de la prise des licences et de la part fédérale sur les engagements en compétition que nous devons compter.

Chacun doit bien avoir conscience que la fédération fonctionne et investit pour les sports équestres sur ses seules ressources propres issues principalement des licences dont les tarifs n’ont pas bougé depuis 1987, voire ont baissé en 2000.

Et, si nous faisons plus, c’est grâce à la prise en compte de toutes les populations différentes de cavaliers et à une gestion très rigoureuse de la fédération.

Cela nous oblige à faire des choix et la France reste le pays qui accompagne le plus ses cavaliers et distribue le plus d’argent dans les compétitions équestres, 27 millions d’€uros en 2018.

Quelle équipe technique pour les JOP ?

L’encadrement est un point fondamental de notre action, autour et sous la responsabilité de la DTN Sophie Dubourg, plus de 60 personnes interviennent pour accompagner les différentes disciplines.

Ce sont eux qui donnent le ton, fixent les exigences, cherchent les nouveaux talents, motivent l’effort…

Nous souhaitons toujours faire plus, mais avec le réalisme nécessaire pour adapter nos ambitions et les moyens fédéraux sans oublier les autres fonctions qui font vivre l’équitation en France.

Les équipes d’encadrement sont formées et le projet sportif 2020-2024 avec son organigramme est en ligne.

Pour les disciplines olympiques, nous voulons rassembler les meilleurs entraîneurs au niveau international et concentrer nos efforts sur les écuries susceptibles d’amener plusieurs chevaux à pouvoir concourir en équipe de France.

Les entraîneurs et sélectionneurs de plusieurs disciplines olympiques sont recrutés à l’étranger, pourquoi ?

Le staff technique est surtout français. On recherche les meilleurs et il faut reconnaître que si les Français ont une compétence reconnue, nous n’avons pas de chefs de file mondialement plébiscités avec des succès avérés dans toutes les disciplines, en particulier pour le dressage.

Le choix du sélectionneur ou de l’entraîneur se fait sur très peu de personnes après une consultation ciblée sur les acteurs du plus haut niveau sportif.

Est-ce que les chevaux sont valorisés par leur préparation pour les Jeux ?

Oui.

Entrés dans les listes FFE, ils sont repérés comme à fort potentiel.

Même non sélectionnés au final, ils prennent de la valeur, à la fois pour le sport et pour la génétique.

Que deviennent les chevaux olympiques ?

S’ils sont jeunes, ils continuent leur carrière sportive. 

S’ils sont en fin de carrière, ils arrêtent le haut niveau senior.

Ils peuvent permettre à des espoirs, juniors ou jeunes cavaliers de faire leurs armes avec un cheval expérimenté. 

Juments et étalons deviennent des reproducteurs recherchés. 

Quels sont les critères de sélection ?

Les trois critères sont clairement partagés : 

• des performances significatives, 

• un suivi vétérinaire et médical régulier et transparent des chevaux et des cavaliers,

• la capacité des athlètes à adhérer au collectif.

Comment les propriétaires participent-ils à l’aventure olympique et paralympique ?

Pour chaque cheval, le CIO attribue deux accréditations et la FFE fournit l’hébergement pour deux.

Leur accréditation leur donne accès aux écuries, aux terrains d’entraînement et à la tribune des cavaliers.

Cela leur permet de vivre pleinement l’aventure olympique et paralympique de leur cheval en étant complètement intégrés au staff.

Qu’est-ce qui motive un propriétaire à conserver son cheval pour aller aux Jeux ?

La fierté de contribuer à défendre les couleurs de la France et l’envie de faire partie du Groupe France.

Chaque propriétaire doit avoir une ambition sportive, s’y sentir bien dans une ambiance d’enthousiasme et de fair-play pour vivre la grande aventure des JO.

S’y ajoute la perspective de gains à venir, lors des épreuves, de la vente du cheval, de sa semence ou de ses produits.

Comment la FFE aide-t-elle les propriétaires ?

D’abord en animant des circuits sportifs qui donnent de la valeur aux chevaux.

En soutenant financièrement les propriétaires des chevaux des listes FFE pour les déplacements.

En assurant le suivi médical longitudinal et vétérinaire de leurs chevaux.

En organisant le media training, la préparation mentale, la logistique des grands déplacements, etc.

Comment la FFE suit-elle la bonne santé des chevaux des Liste FFE ?

Chaque discipline est dotée d’un vétérinaire fédéral d’équipe, expert et reconnu par tous, travaillant en étroite collaboration avec le staff, les cavaliers et les vétérinaires traitants de leurs chevaux.

Un suivi longitudinal des chevaux est effectué en stage et lors des compétitions de référence toute l’année jusqu’à l’événement majeur comprenant des bilans locomoteurs et sanguins.

Quelle est l’utilité des circuits de compétition ?

Ils permettent de former les chevaux, depuis les épreuves jeunes chevaux de la SHF jusqu’au plus haut niveau pour les circuits internationaux FFE et FEI en passant par les circuits d’accès au haut niveau comme le Grand National FFE.

On y repère les meilleurs sujets et les meilleurs couples.

C’est le principal outil de valorisation des chevaux et de détection des cavaliers et des couples à fort potentiel. Les sélectionneurs nationaux et leurs adjoints les suivent avec une très grande attention.

Pourquoi faire payer la licence aux propriétaires de chevaux et poneys de compétitions ?

Comme toutes les associations, la FFE est une « structures fermée » qui ne doit s’adresser qu’à ses membres, c’est en particulier ce qui lui permet de ne pas être fiscalisée.

Dès lors qu’elle s’adresse à des non licenciés, elle devient un prestataire de service redevable delà TVA et de l’impôt.

La petite centaine de propriétaires de chevaux non licenciés bénéficiaient des mêmes avantages que tous les licenciés en faisant participer leurs chevaux aux circuits fédéraux et mettaient en péril la fiscalité des engagements et des gains.

Cette mesure a permis de mettre en règle avec la législation nombre d’équidés dont les documents d’identification n’avaient jamais été mis à jour.

Comment les jeunes cavaliers peuvent-ils intégrer leur parcours sportif vers le haut niveau ?

Par les circuits de compétition progressifs et adaptés comme la Tournée des As, le Grand National et les circuits internationaux.

La FFE assure une détection des talents en région et met en place un accompagnement rapproché des meilleurs sur des stages réguliers avec les entraîneurs nationaux (technique à cheval, anglais, média-training, préparation physique, préparation mentale, entreprenariat…).

La DTN porte une attention particulière au suivi scolaire, socioprofessionnel et à l’insertion professionnelle.

La FFE a mis en place le dispositif Sport Étude et Sport Étude Excellence pour les écuries de compétition qui souhaitent aider les jeunes à mener de front études et compétition.

Elle accompagne les jeunes qui sont dans ces filières lors de visites et regroupements.

Où en sont les relations avec le Ministère de l’Education Nationale concernant le « sport études » ?

La Fédération a signé une convention cadre avec le ministère de l’éducation nationale qui permet aux établissements équestres labellisés « sport étude » d’établir une relation privilégiée avec les établissements scolaires pour bénéficier d’aménagements d’horaires.

Nos opérations « Poney école » ont été déterminantes pour renouer des relations étroites avec ce ministère et ont confirmé la place de l’équitation parmi les sports recommandés par l’Éducation nationale.

C’est une action qui doit être relayée dans chaque région pour motiver les Recteurs d’Académie.